La Vision d’XL en Transition

Cette page présente la vision du collectif Ixelles en Transition.

Nous l’avons voulu ouverte, évolutive et à l’état de premier jet permanent. Elle reflète l’énergie d’une belle après-midi et s’inspire du travail que nous avons d’abord effectué sur notre passé, l’historique d’XL en Transition.

Cette vision est un rêve, elle est faite d’idées différentes que nous avons mises bout à bout et que nous n’avons pas forcément voulu trier ou classer par priorité. Ce n’est pas un programme d’actions, ce n’est pas un document figé dans le temps.

Nous pensons qu’il n’est pas possible de provoquer le changement si nous ne pouvons pas rêver le monde dans lequel nous voudrions vivre. Alors, nous avons rêvé, c’est la seule prétention de ce document.

A quoi ressemble un monde où on n’a plus besoin d’Ixelles en Transition ? Quelles sont les caractéristiques de ce futur non défini qu’on aime déjà ?

La démocratie est différente. Nous avons un autre système électoral. Une assemblée populaire, élue ou tirée au sort (mais plus une démocratie représentative avec candidats). Tous les citoyens sont impliqués dans la vie de la cité. Du coup, il n’y a plus besoin d’XLT. Mais si nous sommes encore là, les autorités publiques consultent les Transitionneurs.

Ixelles est résiliente. Tout est local, ou presque. Nous sommes indépendants au niveau bouffe, énergie, etc. Et pourtant, la ville reste ouverte sur le monde. La gare est un lieu important. Nous restons connectés. Nous développons la culture de l’accueil, notamment avec l’université et les étudiants étrangers que nous voulons intégrer dans la vie de la société, car ils apportent une culture et une ouverture super chouette. Il y a un camping aussi pour les gens du voyage, les communautés nomades.

Ixelles en Transition a plein de petits ! Plein de Transition par quartier

Nous avons une autre forme de solidarité dans une société plus mixte. Des maisons inclusives. Les personnes fragilisées, handicapées sont intégrées dans la/les communautés. Toutes les générations sont représentées et se côtoient. Les liens sociaux sont renforcés, plus d’entraide entre voisins. Nous avons des espaces publics conçus pour tout le monde, où tout le monde se retrouve. Des places publiques vivantes. Il n’y a plus de bâtiments vides. Nous avons donné un toit aux sans-abris.

Et il y a des places publiques. Beaucoup de places, de lieux de rencontre. Il n’y a presque plus de voitures à Bruxelles, alors on a réinvesti l’espace public. Nous n’avons pas centralisé les choses. Nous avons plein de “cœurs de ville” où les choses sont proches les unes des autres : les crèches, les potagers, les épiceries, les lieux de travail, les lieux d’apprentissage, les lieux de “soin et de prendre soin”, les champs… Nous avons reverdi les toits et les façades et nous disposons d’un espace de vie fou depuis que nous nous sommes réapproprié les routes !

Nous pouvons parler et expliquer les choses aux enfants qu’on croise, c’est normal, on partage un lieu de vie ! D’ailleurs, c’est fini l’école prison, coupée du monde. On réapprend les savoir-faire (et pas que les enfants), on apprend à être résilient, on apprend chez le boulanger, le menuisier, dans la forêt, dans la vraie vie.

Le déchet n’est plus. Nous pensons de façon circulaire. Nous avons ré-ouvert les rivières et il y a des sources d’eau propre et gratuite.

On redonne une place aux émotions et à l’art.

Nous avons une autre notion du travail. Nous adoptons plus souvent l’échange de services, le partage d’outils et d’autres alternatives économiques. Il y a une outilthèque à chaque coin de rue. Nous mettons une énergie dans la communauté (par exemple, chacun travaille, par semaine, une journée dans une crèche, puis dans une épicerie ou dans un champs…

Il y a une répartition des surplus.